Est-ce qu'une faiblesse à la hanche est un facteur de risque pour l'apparition d'un syndrome fémoro-patellaire?

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Est-ce qu'une faiblesse à la hanche est un facteur de risque pour l'apparition d'un syndrome fémoro-patellaire?

Le renforcement des muscles de la hanche, particulièrement le moyen fessier, est privilégié depuis bon nombre d'année dans un cadre d'une bonne pratique en physiothérapie pour le traitement du syndrome fémoro-patellaire. Cette pratique fait suite à des études qui ont démontré en effet un corrolation entre des douleurs fémoro-patellaires et une telle faibless chez l'adulte. Toutefois, une corrolation n'égale pas nécessairement causalité. Ainsi, des études plus récentes ont tenté de vérifier la présence d'une telle faibless chez des adolescents souffrants de douleurs fémoro-patellaires. Il a ainsi été possible de démontrer que la corrélation présente chez les adultes n'est pas présente chez l'adolescent. Dernièrement, une revue systématique publiée dans le très sérieux British Journal of Sports Medicine et qui comptait pas moins de 24 études analysées vient au même constat et conclue donc que cette faiblesse représente probablement une conséquence plutôt qu'une cause du syndrome fémoro-patellaire. Toutefois, tel que précisé par un des auteurs, cela ne signifie pas que la perte de force ne devrait pas être adressée car il est possible qu'une faiblesse peut contribuer au maintien ou à l'aggravation des symptômes, même si ces derniers semble être attribuables à une autre cause.

Commentaires (2)

Merci pour ce lien qui tombe pile... j'ai été diagnostiqué avec un syndrome fémoro-rotulien et mon physiothérapeute me disait que le renforcement de la hanche était très important car probablement la cause de mon problème! Je vais lui passer le message...
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physiotek
a dit:
De rien! Et merci de passer le message :-)

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À Propos de l'auteur


ERIC ROUSSEAU

EricPhysiothérapeute depuis 16 ans, Eric s'est tout d'abord spécialisé en thérapie manuelle. Il a acquis une solide expérience en douleurs musculo-squelettiques de toutes sortes. Par ailleurs, il détient les attestations de son Ordre Professionnel afin de pouvoir prodiguer des manipulations périphériques et vertébrales, en toute sécurité. Depuis quelques années, il a décidé d'orienter la plupart de ses lectures et formations continues vers l'évaluation et le traitement des céphalées, des problèmes temporo-mandibulaires, et autres douleurs faciales et à la tête. D'ailleurs, Eric a débuté une formation spécialisée d’envergure internationale, donnée par le Cranio Facial Therapy Academy (CRAFTA). Cette formation basée sur les évidences scientifiques est ouverte aux physiothérapeutes, dentistes et orthophonistes. Elle représente le consensus de plusieurs sommités, et intègre de façon avant-gardiste diverses sphères touchant l’évaluation et le traitement de cette zone complexe. Ceci permet évidemment d’avoir une compréhension approfondie des différentes problématiques douloureuses et de mieux comprendre les interrelations entre la région cervicale, l’articulation temporo-mandibulaire, les os du crâne, ainsi que les structures nerveuses faisant le pont entre toutes ces différentes régions anatomiques, trop souvent considérées de façon isolées, tout en ayant un regard sur la déglutition, les parafonctions et l’occlusion, notamment. Eric participe également à des projets de recherche dont les résultats sont publiés dans des journaux avec revue par les pairs sur le sujet du syndrome d’apnées obstructives du sommeil. Ceci lui permet notamment de mieux comprendre les liens complexes entre douleur, sommeil, morphologie cranio-faciale ainsi que physiologie des voies aériennes supérieures.

Pour plus de détails sur le cheminement de Eric, veuillez consulter son curriculum.